L’église Saint-Sauveur est une église située à Manosque, dans le département français des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Moins ancienne que l’église Notre-Dame de Romigier, l’église Saint-Sauveur de
Manosque donne sur la place ombragée du même nom, laquelle est agrémentée d’une fontaine en fonte ornée de quatre cygnes. De style roman et gothique, elle fut édifiée dès la fin du XII°
siècle et jusqu’au XIV° siècle. Consacrée en 1372 par l’évêque de Sisteron, Ranulphe de Gorse, neveu du pape Innocent VI, elle fut toutefois ouverte au culte dès 1250.
l’église Saint-Sauveur de Manosque
L'église mesure 40,10 mètres en longueur et 23,70 mètres en largeur.
On pénètre par un portail gothique dans une nef romane, revoûtée d’ogives au XVII° siècle, qui a conservé son transept roman à berceaux transversaux dont la croisée est couronnée d’une coupole sur trompes. L’abside est couverte d’un cul-de-four nervé. On y trouve un riche mobilier, notamment des sièges en bois sculpté et des toiles du XVII° et du XVIII° siècles. En se retournant, on ne peut manquer l’imposante tribune en bois polychrome et doré supportant un orgue baroque du XVII° siècle.
Elle est flanquée d’un clocher-tour carré (1551) surmonté d’un élégant campanile de ferronnerie, un des plus anciens et des plus beaux de Provence. Ce chef d’œuvre, monté et assemblé sans aucune
soudure, fut réalisé en 1725 par un forgeron de Valensole, Guillaume Bounard, natif de Rians, pour la tour de l’horloge sise autrefois sur cette place Saint-Sauveur. À la suite de la démolition
de cette tour en 1862, le campanile fut transféré en juillet 1869 sur le clocher de l’église, celle-ci ayant perdu son campanile lors du séisme de 1708. Très ouvragé, de forme sphéroïdale, riche
en entrelacs serrés et compliqués, il est couronné d’un haut fleuron avec boule surmontée d’une croix ; sa partie supérieure, vue de bas en haut, dessine une rosace sur le ciel.
L'orgue
De l'instrument de 1625, construit par les Frères Meissonnier pour la somme de 400 livres tournois, ne subsistent que le buffet, œuvre d'Esprit, l'un des frères sculpteur et ébéniste, et 473 tuyaux, dont 33 de l'ancienne façade, réutilisés sur le sommier.
En 1663, une restauration est effectuée, puis en 1812, quelques menus travaux sont réalisés par Genoyer de Marseille (l'instrument compte alors 12 jeux).
En 1815, Piantanida reconstruit l'instrument, tandis que la Maison Daublaine & Callinet remplace la trompette et le hautbois en 1845.
En 1961, J. A. Négrel de Roquevaire effectue un relevage sans modification. En 1977, A. Sals le restaure.
L'instrument est classé Monument Historique depuis le 25 mars 1971.
COMPOSITION
Un clavier unique de 54 notes et 14 jeux et un pédalier à l'italienne 13 notes 1 jeu. Traction des claviers mécanique. Sommier de Piantanida.
Sources
Textes :
Eglise Saint Sauveur et son clocher tour, tourisme-alpes-haute-provence.com
Signalétique locale
Photos numériques : 2024